LE VATICAN :
C’est le plus petit état indépendant du monde (moins de 1 km²) mais il est aussi célèbre que puissant.
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La place Saint-Pierre :
que tout le monde connaît par la télévision, frappe le voyageur par l’harmonie de ses proportions. La majestueuse colonnade du Bernin (réalisée entre 1656 et 1667) qui l’enserre comme deux parenthèses masque élégamment sa puissance. En effet, on ne se rend pas compte, à cause du jeu des perspectives, qu’elle se compose de 88 colonnes multipliées par 4. La place mesure 340m sur 240, à l’endroit le plus large. Le centre est occupé par un obélisque rapporté d’Héliopolis en Egypte par Caligula. Néron l’avait installé dans son cirque, qui se trouvait à peu près à cet endroit. Il fut dressé sur cette place en 1586. Deux fontaines complètent l’ensemble. Au-delà de la colonnade, des bâtiments du Vatican délimitent un rectangle plus étroit dont la façade de la Basilique forme le dernier côté. Les photographes apprécieront le soleil du matin qui illumine la façade de l’édifice.
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La basilique Saint-Pierre :
Elle a été édifiée, sous sa forme actuelle, par l’architecte Bramante puis par Michel-Ange, à l’emplacement de l’église que l’empereur Constantin construisit, au IVème siècle, là où fut martyrisé Saint-Pierre, près du cirque de Néron. Commencé en 1506, le monument fut achevé 150 ans plus tard. Conçu pour accueillir 60 000 personnes, décoré par Le Bernin et Giacomo della Porta, il impressionne le visiteur par ses dimensions, son faste et sa puissance baroque.
À droite, en entrant, est exposée dans une chapelle protégée par une vitre blindée La pieta, magnifique sculpture où Michel-Ange, à l’âge de 25 ans, a représenté Marie tenant sur ses genoux son fils mort. Les nefs latérales font se succéder des tombeaux de papes, plus majestueux et solennels les uns que les autres. Sous l’immense coupole dessinée par Michel-Ange, toutes les nefs convergent dans un espace saisissant où le Bernin édifia un baldaquin de 29m de haut pour lequel il récupéra le bronze du toit du Panthéon. C’est sous ce dôme étonnant que le pape dit la messe sur un autel qui lui est réservé, juste au-dessus du supposé tombeau de Saint-Pierre. Au fond, le trône de Saint-Pierre, dessiné par Le Bernin encore, représente une multitude d’anges qui entourent un vitrail orangé cernant la colombe du Saint-Esprit. Regardez encore le très baroque monument d’Alexandre VII où Le Bernin assoit le pape entre la Vérité, la Justice , la Charité et la Prudence, et le sobre Saint-Pierre, sous un dais rouge, dont les fidèles touchent le pied par dévotion . C’est une statue d’Arnolfo di Cambio, du XIIIème siècle.
La sacristie affiche la liste des papes et donne accès au Trésor : reliques, tabernacles, orfèvrerie… : accès payant (6 euros).
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Pour se rendre à la coupole, il faut prendre à droite dans l’escalier d’accès à la basilique¸ puis passer dans une petite cour où on fait la queue pour acheter son billet. Qu’on monte à pied (5€) ou en ascenseur (7€), il faut de toute façon ensuite grimper les 320 marches le long de la coupole, dans des passages étroits et un peu étouffants. La récompense est d’abord d’accéder à un balcon sur l’intérieur de la coupole qui donne une autre vue de la basilique intérieure et permet de mieux admirer les éléments décoratifs de la coupole elle-même ; puis de bénéficier d’une vue magnifique (en fin d’après-midi pour éviter le contre-jour vers la place) sur la plate-forme supérieure. En redescendant on fait un petit circuit sur les toits de l’édifice.
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L’accès au tombeau des papes se fait par le même chemin que pour la coupole, au début, puis il est fléché clairement.
Conseils pratiques : la visite de la Basilique est gratuite (en dehors du Trésor, de la coupole et des tombeaux des papes) mais les consignes de sécurité compliquent les choses. En effet, des portiques semblables à ceux des aéroports ont été installés par l’état italien sur le côté droit de la place, et des barrières fixes en bois contraignent le visiteur à passer par eux pour accéder à l’église. On ne monte donc plus les marches de la façade. Cela entraîne des files d’attente plus ou moins longues suivant les jours et les heures. Par exemple, il y a beaucoup de monde le lundi parce que les musées de Rome sont fermés. On peut donc attendre entre 5mn et 50mn. La file se voit tout de suite : elle longe la colonnade. Les couteaux sont proscrits (mais l’eau et les parapluies sont autorisés). Attendez-vous à être refoulés si vous êtes habillés en short, épaules nues, ou jupe trop courte.
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Les musées du Vatican :
Constituée au cours des siècles par des papes amateurs d’art aussi fortunés qu’éclairés, la collection des musées du Vatican est fabuleuse. Réorganisée récemment, elle présente les objets d’une façon attirante.
Les deux bâtiments à droite de l’entrée, qui longent la Viale Vaticano sont dédiés, le premier à l’art paléochrétien (les principales pièces viennent des catacombes) et le second à la pinacothèque, qui regroupe des toiles de la fin du gothique. On y admire un triptyque de Giotto et surtout la salle consacrée à Raphaël ; le dernier tableau qu’il a peint à 37 ans, avant de mourir, « La Transfiguration » est saisissant.
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À gauche de l’entrée, deux très longs bâtiments consacrent 2 étages aux collections ; ils sont reliés entre eux par 4 édifices. Le long de la Viale Vaticano, on trouve au niveau 1 un musée égyptien, petit mais de qualité, et dans de nombreuses pièces, entourant la cour de la Pomme de Pin, de multiples statues gréco-romaines, des poteries et quelques mosaïques. Le niveau 2 est réservé à l’art étrusque. Ces pièces se visitent dans l’ordre qu’on veut et ne sont pas bondées.
En revanche pour se rendre aux chambres décorées par Raphaël et à la chapelle Sixtine, il faut suivre un parcours imposé et à sens unique. On peut néanmoins le faire deux fois si on veut (il n’y a pas de ticket spécial) mais le chemin est long ! On passe par le second étage où, après l’agréable galerie des candélabres qui expose d’autres sculptures gréco-romaines, on traverse la galerie des tapisseries puis celle des cartes, peintes à fresque et fascinantes. Au bout, on tourne à gauche : c’est le bâtiment des chambres de Raphaël. La foule y est si dense qu’un sens unique a été créé, on longe d’abord par un couloir extérieur ces chambres avant d’y pénétrer. On voit successivement la chambre de Constantin (la moins intéressante), la chambre d’Héliodorus, la chambre de la signature (admirez la célébrissime Ecole d’Athènes) et la chambre de l’incendie du Borgo.
Le parcours qui mène à la chapelle Sixtine fait traverser des salles consacrées à la peinture religieuse moderne : ne les négligez pas, certaines œuvres sont superbes (Dali, Léger, Rouault, Braque…). Il faut aussi faire le détour par les appartements Borgia pour voir les fraîches peintures du Pinturricchio.
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La chapelle Sixtine :
Ce véritable joyau, demande beaucoup de temps au visiteur et se révèle fatigante : trop de monde, trop de bruit, et des positions inconfortables pour détailler le plafond peint en 4 ans par Michel-Ange tout seul. Mais c’est magique : les couleurs sont fraîches, les personnages puissants. C’est du fond de la chapelle que le plafond se voit le mieux ; mais il faut à l’entrée rester devant le terrible Jugement Dernier ; puis faire le tour pour examiner attentivement les 12 magnifiques fresques murales : à gauche, la vie de Moïse, à droite celle du Christ. Artistes : Botticelli, Ghirlandaio, Le Pérugin…
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Le retour se fait par le premier étage le long de salles bien décorées mais aux armoires fermées.
Conseils pratiques : venir le matin à 9h, réserver son billet sur internet (4€ de frais, mais pas de queue à faire), commencer par les chambres de Raphaël et la chapelle Sixtine, pour y être avant les groupes, prévoir de manger sur place à la cafétéria sur le jardin, près de l’entrée et prendre son temps.
Tarif : 15€ Réduit : 8€ pour les 6-18ans et les étudiants de 19-26ans. Gratuit le dernier dimanche du mois et le 27 septembre. Ouverture des guichets de 9h à 16h du lundi au samedi et de 9h à 12h30 le dernier dimanche du mois ; fermé les jours de fête religieuse (1, 6 janvier, 11 février, 19 mars, 4,5 avril, 1 mai, 29 juin, 14,15 août, 1 novembre et 8,25,26 décembre).
Site officiel du Vatican
Site officiel des musées du Vatican
Le Vatican sur Wikipédia
Les musées du Vatican sur Wikipédia
La chapelle Sixtine et son plafond de Michel-Ange sur Wikipédia
La place Saint Pierre de Rome sur Wikipédia
La basilique Saint Pierre de Rome sur Wikipédia



