MUSEO DEL PRADO :
Ce célèbre musée de Madrid bénéficie des collections que les souverains espagnols ont constituées au cours des siècles. L’édifice néo-classique dans lequel il est installé a été conçu par Juan de Villanueva à la fin du 18ème siècle et ouvert au public en 1819.
Il est doté de trois entrées : la porte de Goya (celle la plus proche de la Plaza de Cibeles) donne accès aux guichets : vous devrez vous y rendre même si vous avez acheté un billet groupé des trois musées du Paseo del Prado (le Thyssen, la Reine Sofia et le Prado) ; la porte de Velasquez, précédée d’une statue du peintre est réservée à ceux qui possèdent leur billet et la porte de Murillo (côté gare d’Atocha) ne concerne que ceux qui ont une réservation..
L’édifice Jeronimos se consacre aux expositions temporaires ; le bâtiment principal (l’édifice Villanueva) comprend trois étages.
Au rez-de-chaussée se trouvent les peintures plus anciennes. Voici quelques repères : salle 75 Véronèse (Vénus et Adonis, Jésus et les docteurs), Titien (Venus s’amusant avec l’Amour et la Musique), Le Tintoret (Le lavement des pieds) ; salle 66 Goya (La colère, les peintures murales de la Quinta del Sordo : Saturne, les Parques, la Romeria de San isidro, le Grand bouc, El Dos de Mayo, el Tres de Mayo) ; salle 49 : Rafaël (la Sainte famille, Tobiac et Saint Jérôme, La Vissitation), Fra Angelico (plusieurs Sainte Famille), Botticelli (Histoire de Nastasio degli Onesti en 3 tableaux, l’Annonciation) ; salle 56A : Bruegel (Le triomphe de la mort), Bosch (Les tentations de Saint Antoine, l’Extraction de la Pierre de folie, la table des péchés capitaux, la Charrette de foin, encadrée du Paradis et de l’Enfer, l’adoration des Mages et l’immense Jardin des Délices, triptyque avec l’enfer à droite et le paradis à gauche).
Au premier étage : salle 3 : Vouet, Poussin, Mignard ; salle 4 : Georges de la Tour (l’aveugle jouant de la mandoline, Saint Jérôme lisant une lettre), Caravage ; salles 7A et 8A : Titien (Charles V avec un chien, Philippe II en armure, tableaux religieux) ; salles 9A et 10A : El Greco (l’adoration des bergers, la Crucifixion, la Résurrection, l’Annonciation, le Baptême du Christ ; les salles 8, 9, 10 et 11 sont consacrées à Rubens (le jardin d’Amour, les Trois Grâces,, le Jugement de Pâris, l’adoration des rois Mages, des portraits royaux ; l’immense salle 12 expose 20 toiles de Velasquez dont les Ménines, le Triomphe de Bacchus, la Forge de Vulcain ; salle 16 : La Reddition de Breda, fameux tableau de Velasquez encore ; salle 32,34-38 : à nouveau des Goya : la famille de Charles IV, la Maja vestida, la Maja desnuda.
Surtout, ne pas oublier de se rendre au deuxième étage : salles 85, 90 à 94 pour voir les Goya festifs et gais réalisés sur toiles ou cartons pour les tapisseries du palais des princes d’Asturies au Pardo(el Quitasol, la Merienda, Baile a orillas del Manzanares, El Cacharrero, la Gallina Ciega).
Tarif : 8€ Réduit: 4€ pour les étudiants non européens de moins de 25ans et gratuit pour les moins de 18ans et les européens de moins de 25ans, ceux de plus de 65ans et les chômeurs; gratuit les soirs d’ouverture, à partir de 18h en semaine et de 17 heures le dimanche
Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 20 heures ; fermé le lundi, les 1er janvier, vendredi saint, 1er mai et 25 décembre. Photos interdites.
Site officiel du musée national du Prado
Le Musée du Prado sur Wikipédia
PARQUE DEL RETIRO :
Ce vaste parc (plus de 100 ha) est un ancien jardin royal dans lequel se jouaient au 17ème siècle des spectacles en plein air et des simulacres de batailles navales. Le public y accéda en 1869. Un lac artificiel (l’Estanque Grande) est bordé d’un monument dédié à Alphonse XIII.
Le parc sert actuellement à de nombreuses manifestations culturelles.
PUERTA DE ALCALA :
Au centre de la plaza de Independencia, cette porte dotée de cinq arches ressemble à un arc de triomphe. Elle a été construite par Charles III à la fin du 18ème siècle, en style néo-classique.
PLAZA COLON :
Dédiée à Christophe Colomb, cette curieuse place comporte deux monuments très différents pour honorer l’explorateur. Une flèche construite en 1885, dans le style néo-gothique place très haut une statue du découvreur du Nouveau Monde ; plus loin quatre énormes masses de béton sont gravées de silhouettes évoquant l’expédition et de diverses citations.
PLAZA DE CIBELES :
Au croisement du Paseo del Prado et de la Calle de Alcala, cette place est un carrefour essentiel dans les transports en commun (bus, métro). Elle doit son nom à la grande fontaine (18ème siècle) qui orne son centre. Les sculpteurs ( Hermocilla et Rodriguez) y ont représenté la déesse sur un char tiré par des lions. Le baroque Palacio de Communicaciones borde le côté sud-est. On y voit aussi le Palacio de Linares et la banque d’Espagne.
CALLE DE ALCALA :
Cette artère essentielle de la Madrid des Bourbons commence à la Puerta del Sol et se poursuit sur des kilomètres. Très animée, elle donne de la capitale quelques images célèbres avec ses immeubles datant du début du 20ème siècle comme le Metropolis ou celui de la banque d’Espagne. . On y voit aussi l’église baroque San Jose édifiée au milieu du 18ème siècle. Au croisement avec Gran Via, on est étonné par l’edificio Grassy surmonté, comme une pâtisserie d’un double temple à colonnades et par le Telefonica qui évoque New-York.
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PASEO DEL PRADO :
Cette large artère dotée en son centre de jardins rejoint la Plaza de Cibeles à la gare d’Atocha. A côté du baroque Palacio de Communicaciones qui héberge la Poste et aligne de surprenantes boîtes aux lettres, on passe devant le Ministère de la Défense, puis le musée naval et la Bourse.
La Plaza de Canovas del Castillo s’orne d’une fontaine de Neptune. Le dieu romain y a été représenté par le sculpteur Juan Pascual de Mena, en 1780, debout dans un char que tirent deux chevaux.
Le Paseo del Prado s’achève à la gare d’Atocha dont la structure d’acier et de verre date de 1891.
MUSEO THYSSEN-BORNEMISZA :
Cette famille a constitué sur deux générations,à partir de 1920, une incroyable collection de plus de 800 tableaux. L’état espagnol en a acheté la majeure partie en 1993 pour l’installer à Madrid au Palais de Villahermosa. Il a fallu bien sûr restaurer ce bâtiment néo-classique de la fin du 18ème siècle et réaliser une extension moderne.
La visite, si on veut suivre l’ordre chronologique, commence au second étage. Sur 21 salles sont exposés les Primitifs italiens et hollandais, les peintres de la Renaissance italienne (salle 5, Ghirlandaio : Portrait de Giovanna Tornabuoni), allemande (Dürer : Jésus au milieu des Docteurs) Titien, Tintoret, El Greco (salle 11), Le Caravage (salle 12), les paysages vénitiens de Canaletto et Guardi (salles 16 à 18).
Le premier étage se consacre à la peinture hollandaise du 17ème siècle, à la peinture française du 18ème siècle (Watteau, Chardin), à la peinture nord-américaine, aux impressionnistes (Pissarro, Renoir, Degas, Monet). On y voit également des Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Cézanne, Matisse, Otto Dix, Grosz.
Le rez-de-chaussée présente l’art contemporain : Picasso, Léger, Piet Mondrian, Miro, Kandinsky, Dali, Hopper, Balthus.
Tarif : 8€ Réduit: 5,50€ aux plus de 65 ans et aux étudiants Gratuit pour les moins de 12ans. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h. Fermé le lundi. Photos interdites. Possibilité d'acheter moins cher son ticket sur le site Internet.
Site officiel du musée Thyssen-Bornemisza
Le musée Thyssen-Bornemisza sur Wikipédia
CENTRO DE ARTE DE LA REINA SOFIA :
Ce musée d’art moderne est installé dans l’ancien hôpital général. Le monument du 18ème siècle a été modifié par l’ajout en façade de deux ascenseurs en verre ; Les collections occupent le deuxième étage et couvrent la période 1890-1936.
Les salles consacrées au cubisme sont particulièrement intéressantes (Picasso, Braque, Léger, Juan Gris) d’autant plus que les liens avec les écrivains sont exploités (Max Jacob).
Le clou du musée est bien sûr le gigantesque tableau de Picasso : Guernica qui occupe toute la salle 7. Les photos de Cappa sur la guerre civile aident à cerner l’époque.
On verra également avec plaisir les salles dédiées au surréalisme (peintres, écrivains, cinéastes). Les Dali exposés en salle 12 sont magnifiques (le visage du grand masturbateur, la mémoire de la femme enfant, l’homme invisible, l’énigme d’Hitler).
Tarif : 6€ Gratuit pour les moins de 18ans, les étudiants et les 65ans et plus. Gratuit le samedi de 14h30 à 21h, le dimanche de 10h à 14h30, le 18 avril, 18 mai, 12 octobre et 6 décembre et tous les soirs à partir de 19h le lundi, mercredi, jeudi et vendredi.
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 21h et le dimanche de 10h à 14h30. Fermé le mardi. Photos interdites.
Site officiel du musée Reina Sofia de Madrid
Le musée Reina Sofia sur Wikipédia






