EL ESCORIAL :
Le monastère royal de San Lorenzo del Escorial a été édifié par le roi Philippe II, pour remercier Dieu de lui avoir accordé la victoire sur les armées françaises le 10 août 1557. Ce jour étant celui de la fête de Saint Laurent, le monastère a donc été dédié à ce saint. Le roi désirait aussi construire un mausolée pour son père Charles Quint, mort en 1556.
Démarrée en 1563, la construction s’est poursuivie jusqu’en 1584, sous les ordres de deux architectes successifs: Juan Bautista de Toledo et Juan de Herrera.
Les bâtiments impressionnent par leur masse et leur unité de style : pierre grise, alignement austère des façades. Long de 206m et large de 161, le palais compte 2600 fenêtres et 1200 portes. Il encadre une basilique, précédée de la Cour des Rois. Quand on est dans cette cour, face à l’église, on a, sur la droite,le couvent et sur la gauche, le collège. La bibliothèque est au-dessus du porche d’entrée.
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Mais l’accès principal des touristes est situé sur le côté Nord, face à l’office du tourisme. On pénètre alors dans la salle Saint-Maurice consacrée au grand tableau du Greco : le martyre de Saint Maurice et de la légion Thébaine.
La visite se poursuit par les salles consacrées à l’architecture du palais et aux techniques utilisées pour sa construction, puis à une pinacothèque. On admire entre autres de nombreux tableaux du flamand Michel Coxcie, le Calvaire de Roger Van Der Weyden, des tableaux des espagnols Ribera et Zurbaran.
Le palais de Philippe II est situé dans l’aile décrochée de la façade Est, avec de belles perspectives sur les jardins. On voit la chambre, près du maître-autel de l’église, où mourut Philippe II, la salle des portraits et la salle du Trône. La superbe Sala de los Paseos est à ne pas manquer. Fermée par deux portes allemandes en marqueterie, décorée par des carreaux bleus de faïence de Talavera, elle expose des fresques représentant les grandes victoires espagnoles. Des motifs incrustés dans le sol au 18ème siècle servaient à régler les pendules en fonction du soleil.
On accède ensuite aux différents Panthéons. Situé sous le maître-autel, le Panthéon royal, octogonal, revêtu de jaspe, marbre et bronze contient 26 sarcophages dont 23 sont occupés : à gauche, les rois depuis Charles Quint, à droite, les reines. D’autres salles, moins fastueuses abritent les restes des membres des familles royales espagnoles.
Les quatre Salles Capitulaires, au sud, aux plafonds décorés de grotesques, hébergent la plus belle collection de tableaux de l’Escorial : El Greco, Ribera, le Tintoret, Véronèse, Velasquez et Jérôme Bosch.
En traversant la Cour des Evangélistes dont les murs sont décorés de fresques par Tibaldi, on rejoint La Cour des Rois et on pénètre dans la grandiose basilique Saint Laurent.
Il reste à voir l’extraordinaire bibliothèque (54 mètres de longueur), qui contient plus de 40000 volumes (malgré l’incendie de 1671) et 2700 manuscrits. Peint par Tibaldi, le plafond présente les allégories de la Grammaire, la Rhétorique, la Dialectique, l’Arithmétique, la Musique, la Géométrie et l’Astronomie. Sur les tympans des extrémités : la Philosophie et la Théologie. Une sphère ptolémaïque de 1582 place la terre au centre de l’Univers.
Il ne faut pas oublier de se promener dans les Jardins qui encadrent le palais. On accède gratuitement au Jardin des Moines à l’extrémité sud de la façade donnant accès à la Cour des Rois.
Tarif : 8€ la visite libre, 10€ la visite guidée. Supplément pour le Panthéon royal : 3,6€. Réductions possibles. Gratuit le mercredi pour les Européens. (Attention, beaucoup de queue). Ouvert tous les jours, sauf le lundi, d’octobre à mars : de 10h à 17h et d’avril à septembre : de 10h à 18h.
Site officiel du monastère royal de San Lorenzo del Escorial à Madrid
Le Site royal de Saint-Laurent-de-l'Escorial sur Wikipédia






